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Revue de presse

Oct 6, 2010

Israël : le PIB progresse de 4,7%

Posté par : adminccfira
Dopée par l'immobilier et la high-tech, l'économie israélienne est en
pleine forme . Le produit intérieur brut d'Israël a progressé de 4,7 % au deuxième trimestre

L'économie israélienne continue son redressement à marche forcée.
Après le passage à vide du premier semestre 2009 (- 1,5 %), suivi d'un
rapide rebond dans la seconde moitié de l'année (+ 3,3 %), les
chiffres des six premiers mois de 2010, publiés mardi 17 août,
attestent d'un retour de forme spectaculaire.
Selon le bureau des statistiques israélien, le produit intérieur brut
(PIB) a enregistré durant cette période une hausse de 4,1 %. Un
résultat qui a surpris la plupart des commentateurs qui s'attendaient
à un ralentissement de la cadence. L'accélération est particulièrement
nette au second trimestre, avec une progression de 4,7 %, contre 3,6 %
au cours des trois premiers mois de l'année, ce qui fait d'Israël
l'une des économies les plus dynamiques de tous les pays occidentaux.
Le rythme de croissance du PIB est bel et bien revenu aux niveaux
d'avant le déclenchement de la crise des subprimes, à l'été 2007. " Ce
sont des chiffres encourageants dans la mesure où la crise de
l'endettement en Europe et les indicateurs américains à la baisse
avaient fait craindre un ralentissement de la croissance ", affirme
Ron Eichel, un analyste économique.
Cette bonne santé insolente est alimentée par un boom des exportations
des biens et des services qui ont augmenté au rythme annuel de 15,8 %
au cours des trois derniers mois. Les statistiques font état,
notamment, d'une hausse des exportations industrielles de 19 % au
second trimestre. " Cela sous-entend que la plus importante
contribution au miracle israélien provient des secteurs de la
high-tech et de la défense ", relève le site d'informations
économiques Globes. " La planète est en crise mais la high-tech
israélienne évolue dans un monde à part ", ajoute-t-il.
" A plein pistons "

Autre facteur explicatif : la hausse des dépenses des ménages et
notamment l'augmentation des achats de logements. Au second trimestre,
les investissements dans l'immobilier ont augmenté de 17 % en rythme
annuel, comparé au trimestre précédent. Après une phase de
désinvestissement au cours de l'année 2009, l'investissement brut
(logements, équipement industriel, véhicules, etc.) confirme sa
croissance depuis le 1er janvier : + 11 % au deuxième trimestre,
succédant à une hausse de 12 % au premier trimestre.
Pour le ministre des finances, Youval Steinitz, cette embellie devrait
durer. " Je suis convaincu que le nouveau plan économique pour le
budget bi-annuel 2011-2012, qui se concentre sur la création d'emplois
et le développement d'avantages compétitifs, nous positionnera sur une
voie économique rapide ", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de
presse, lundi 16 août.
Les experts de la Banque d'Israël anticipent toutefois une
décélération durant le deuxième semestre. La baisse de l'euro risque
en effet d'affecter la rentabilité d'une partie des exportations
israéliennes. Par ailleurs, l'essoufflement de l'économie américaine,
principal partenaire commercial de l'Etat juif, pourrait finir par
prélever son dû. Ce coup de frein pourrait empêcher d'atteindre
l'objectif de 3,6 %-3,7 % de croissance fixé par Stanley Fischer, le
gouverneur de la Banque d'Israël.
Parmi les autres inconnues figure le danger d'une crise de
l'immobilier, dont les prix ont flambé ces dernières années. Pour
freiner la spéculation et écarter le risque de l'éclatement d'une
bulle, la Banque d'Israël a décidé d'augmenter, à la fin du mois de
juillet, son principal taux directeur d'un quart de point, à 1,75 %. "
Les prix de l'immobilier ont augmenté de 21 % en un an et atteignent
un niveau qui n'est pas compatible avec les conditions économiques de
base ", avait souligné la banque centrale pour justifier son
initiative.

D'autres rectifications sont d'ailleurs attendues dans les prochains
mois. " C'est une économie qui fonctionne à plein pistons, a confirmé
Jonathan Katz, analyste à la banque HSBC, cité dans le Jérusalem Post.
Et tout le monde sait qu'à mi-chemin, la Banque centrale israélienne
devra revoir ses taux à la hausse ", a-t-il ajouté.

Source : www.lemonde.fr