Revue de presse
Mariage scientifique France-Israël
Des deux côtés de la Méditerranée, les chercheurs français et israéliens ont décidé d'unir leurs forces. Un accord de coopération a ainsi été signé, le 18 mars dernier, sur le campus de Guivat Gam à Jérusalem.
Cette nouvelle alliance regroupe le CNRS (le Centre national de recherches scientifiques français), les universités Paris-Descartes à Paris et Victor Segalen à Bordeaux ainsi que l'Université hébraïque de Jérusalem.
Le nouveau laboratoire franco-israélien sera dédié aux études fondamentales et cliniques du cerveau. Un domaine encore largement obscur. Le contexte international n'a pas été absent du rendez-vous.
Et la question du boycott scientifique contre Israël était sur toutes les lèvres.
"Cette coopération est particulièrement importante dans une période au cours de laquelle on entend des voix en Europe appelant à boycotter les universités israéliennes", s'est félicité Israël Nelken, professeur à l'Institut des sciences de la vie au sein de l'Université hébraïque.
De son côté, la présidente du CNRS, Catherine Brechignac, s'est dite totalement opposée au mouvement d'exclusion amorcé par certains scientifiques britanniques et français : "Je crois dans le dialogue et non pas dans le boycott.
Dans le domaine de la science, il est important de transcender les divergences politiques. Le savoir est universel", a-t-elle expliqué.
La coopération scientifique franco-israélienne ne date pas d'hier. Le CNRS et l'Université hébraïque de Jérusalem ont déjà une petite histoire commune.
Il y a cinq ans, les deux temples du savoir s'étaient mis d'accord pour collaborer dans deux domaines de recherche extrêmement pointus : la neurophysiologie et la neurophysique. Ces efforts de coopération ont abouti à la publication de plusieurs recherches et surtout à l'organisation du premier congrès scientifique franco-israélien en 2004.
Aujourd'hui, il a lieu deux fois par an. Les deux pays semblent avoir une complémentarité intéressante. Les scientifiques français admirent l'ingéniosité et l'originalité du chercheur israélien. Du côté de Jérusalem, on loue les infrastructures de l'Hexagone.
Objectif du laboratoire dans les prochaines années : faire avancer les recherches sur, entre autres, la maladie de Parkinson.
Source : Jerusalem Post http://fr.jpost.com/

